Paris : son marché locatif après l'enregistrement obligatoire

Nous abordions le sujet dans un article il y a quelques mois, depuis le 1er décembre 2017, tout loueur de meublé touristique à Paris doit être enregistré et son numéro d'enregistrement doit figurer sur l'annonce en ligne afin de vérifier que les propriétaires ne dépassent pas la durée limite légale de location de 120 jours par an. 

Concurrence déloyale, activité commerciale souvent non déclarée, augmentation des loyers et difficulté de trouver un logement pour une location de longue durée : de nombreux arguments justifient la récente mesure opérée par la mairie de Paris. La capitale étant le premier marché au monde pour Airbnb et d’autres sites de location saisonnière, beaucoup d’acteurs de la location courte durée ont craint une baisse de l’offre et un musellement du marché de la location saisonnière.

Quel est le bilan après six mois de cette réglementation et quel a été son impact sur le marché de la location saisonnière dans la capitale ? Le nombre de propriétés disponibles a-t-il diminué ? Si oui, dans quelles proportions ?

Airbnb logement


Alors que certains craignaient une chute du nombre d’annonce à cause d’une législation trop contraignante pour les propriétaires, le marché de la location saisonnière à Paris reste stable, avec une offre d’environ 100 000 logements à la location courte durée sur la capitale dont 65 000 hébergements environ uniquement sur la plateforme Airbnb. Le marché semble donc se porter toujours pour le mieux et la réglementation ne semble pas avoir eu de réel impact. 

En réalité, il s’avère que peu de propriétaire se sont enregistrés sur la plateforme en ligne de la mairie du Paris. Alors que la démarche est désormais obligatoire, seules 11 000 personnes s’étaient inscrites début 2018 contre environ 100 000 logements disponibles à la location courte durée, soit seulement 10% du parc estimé des meublés touristiques et ce malgré les efforts des sites comme Airbnb pour informer leurs utilisateurs de cette procédure. Pour ce qui est des sanctions appliquées aux propriétaires ne s’étant pas enregistrés, la mairie de Paris a enregistré en 2017 un total de près d’un million d’euros d’amendes sur 68 logements (avec une moyenne de 14 000 euro d’amende pour chaque logement). 

Pour la mairie de Paris, l’objectif est donc de responsabiliser les plateformes de location courte durée type Airbnb afin qu’elles trient elles-mêmes les annonces ne répondant pas aux critères de la réglementation. A cette idée, Airbnb répond : « C’est à la mairie de faire le contrôle, et nous collaborerons en supprimant les annonces dont on nous aura prouvé qu’elles sont illégales ». Accusée de ne pas vouloir coopérer suffisamment et de ne pas prendre ses responsabilités dans le domaine, Airbnb a récemment (courant avril) été assignée en référé par la mairie de Paris.


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